Un tirant qui nous veut du bien

Les tirants et le patrimoine local
Vous avez sans doute souvent remarqué ces croix métalliques en applique sur les façades de certains édifices anciens et qui font partie du paysage, mais qu’on rencontre aussi sur des constructions plus récentes.
Un tirant qui nous veut du bien - Cour-Cheverny

Il s’agit de la partie visible d’un dispositif qui permet de consolider une construction présentant des signes de fragilité, voire risquant un écroulement total ou partiel, en raison de pathologies liées à la structure du bâtiment ou/ et aux mouvements du sol de fondation. Mais il peut également être intégré dès l’origine de la construction. Dans l’architecture gothique, les tirants métalliques participaient à l’équilibre complexe des poussées de charpente dans les maçonneries, au même titre que les arcs-boutants.

Un peu de technique
Le tirant
D’une manière générale, le tirant est une pièce métallique qui travaille en traction, et retient des éléments solidaires de ses extrémités.
• En maçonnerie (1), c’est la pièce horizontale d’un ancrage : une forte tige ou un long fer plat placé entre deux murs, ou entre un mur et une pièce de charpente. On parle de tirants d’enserrement : « barres en aciers mises en place dans des forages débouchant de part et d’autre de l’ouvrage ».
• En terrassement ou en génie civil, le tirant d’ancrage est noyé dans le sol pour retenir un ouvrage comme par exemple un mur de soutènement ou un blindage provisoire. On parle alors de tirants d’ancrage passifs. Pour mémoire, citons également les tirants précontraints pour des ouvrages plus conséquents. Pour des tirants de grande longueur (ou lorsque la configuration de la construction impose d’assembler plusieurs éléments), on peut assembler deux éléments par soudure, par des pièces boulonnées, ou par des manchons vissés ou des tendeurs (ou ridoirs), qui permettent par ailleurs de mettre en tension le tirant.

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• En charpente, le tirant est une pièce métallique « qui remplace l’entrait pour retenir les arbalétriers d’une ferme ». Citons également le cas des tirants de cheminée, nombreux sur les toits de nos villages, qui sont là pour reprendre les effets du vent : ces pièces métalliques ont alors une fonction de « tirant-buton », car elles peuvent travailler en traction ou en compression.

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La loge des Ruaux à Cheverny, avant et après la pose de tirants lors de sa restauration en 2018.

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Citons également le cas des tirants de cheminée, nombreux sur les toits de nos villages, qui sont là pour reprendre les effets du vent : ces pièces métalliques ont alors une fonction de « tirant-buton », car elles peuvent travailler en traction ou en compression.

L’ancre (ou ancre de chaînage)
Les ancres sont des pièces métalliques qui, une fois passées à travers l’œil ou la boucle de l’extrémité du tirant, empêchent le déplacement de la maçonnerie. Le terme technique est « plaque d’ancrage » ; ce peut être un simple élément droit métallique ou en croix (de type UPN), comme on en rencontre sur des parties peu visibles, par exemple sur des ponts en maçonnerie. Sur les bâtiments d’habitation ou sur les monuments, et dans un souci d’esthétisme, on utilise depuis très longtemps des « clés de tirants » ou « croix de chaînage architecturales » souvent issues d’un travail de ferronnerie. Précisons également que l’ancre doit avoir une taille suffisante pour s’appuyer sur plusieurs rangs de moellons, afin de garantir la solidité du dispositif.
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Les ancres de chaînage sur la mairie de Cheverny

Les tirants au secours d’une maison fissurée
Un tirant qui nous veut du bien - Cour-Cheverny
Tirants d'enserrement
Sur nos communes, depuis plusieurs années, plus de 200 maisons ont subi de gros dégâts dus aux mouvements des sols argileux (2), sous l’effet des périodes d’inondation et/ou de sécheresse et provoquant des fissures importantes et inquiétantes. La Grenouille a rencontré les propriétaires d’une de ces maisons qui ont récemment entrepris de consolider leur habitation en faisant procéder à la pose de 4 tirants par une entreprise spécialisée.

Une opération délicate…
L’opération ne présente pas de difficulté particulière pour une grange, mais s’avère beaucoup plus délicate pour une habitation… Le travail est relativement simple dans son principe mais plus compliqué dans sa mise en œuvre selon la nature du bâtiment à traiter… En effet, derrière les croix apparentes à l’extérieur, se cachent les tirants, qu’on essaie, autant que possible, de masquer en passant par exemple dans les faux plafonds, le long des poutres ou à l’intérieur des cloisons et doublages… Il faut donc procéder à quelques aménagements intérieurs…

Les propriétaires témoignent :
« Il a d’abord fallu percer les murs et les cloisons, ce qui a constitué une tâche compliquée en certains endroits car les murs allaient jusqu’à 95 cm d’épaisseur, la maison datant des années 1890 ; les tirants ont ensuite été enfilés par l’intérieur ou l’extérieur selon la configuration des lieux. La longueur de certains (plus de 8 m pour les tirants longitudinaux) a nécessité de les mettre en place à partir de la rue et leur poids (plus de 80 kg) a rendu la manœuvre délicate… La pose et le maintien des tirants, la fixation des croix (et le serrage des écrous sur une tige filetée de 25 mm…) ont permis de finaliser l’opération de consolidation, mais il a ensuite fallu agrafer les fissures provoquées par le mouvement des fondations en intérieur et en extérieur, reprendre localement les enduits et revêtements, et réparer les "dégâts" intérieurs causés par les travaux, refaire par endroits les faux plafonds, les plâtres, les peintures et procéder au nettoyage/dépoussiérage de la maison malgré tout le soin apporté par les opérateurs pour réaliser ces travaux ».
Mais comme nous l’ont déclaré les propriétaires « une fois le travail terminé, on dort mieux car on se sent enfin en sécurité, dans une maison moins fragile car renforcée efficacement… Nous n’avons plus peur qu’elle tombe sur la route… avec ses habitants ».

Une décision difficile à prendre...
L. P. : « Nous avions un problème de conscience. La reconnaissance de ces sinistres en catastrophe naturelle n’ayant toujours pas été établie par la commission interministérielle pour notre commune (3), mais les dégâts s’intensifiant d’année en année voire de mois en mois, il fallait prendre une "chère" décision…, en sachant que si nous entreprenions ces travaux, il serait fort probable que le coût serait entièrement à notre charge, quoiqu’il se passe par la suite. Nous dormions moins bien, pensions sans arrêt au problème, repoussions les invitations à héberger et tendions le dos quand les enfants ou les amis étaient présents ».
L’entrepreneur a bien briefé les propriétaires : les tirants ne remplacent pas les injections de résine dans les fondations, et s’ils permettent de maintenir la maison debout, ils n’empêchent pas l’apparition d’éventuelles nouvelles fissures, comme dans toutes les vieilles maisons. Mais au moins, les occupants ne sont plus en danger dans leur maison, et c’est l’essentiel.
L. P. : « L’injection de résine en fondation était une autre solution, plus coûteuse et que nous estimions plus bouleversante pour l’environnement extérieur et intérieur (notamment au niveau des sols) de la maison et pour nous, et aurait demandé une durée de travaux beaucoup plus longue ».

Consolidation de la maison, et de l’amitié…
L. P. : « Il n’a pas été toujours simple (pour nous, mais aussi pour les chats…) de rester vivre dans la maison pendant les travaux… Durant plusieurs semaines, il nous a fallu nous contenter du minimum, sans le poêle à bois et avec une circulation limitée entre les meubles bâchés et les gravats.... Merci aux amis qui nous ont provisoirement hébergés durant la journée le temps d’une petite sieste sur leur canapé, ou pour partager un bon repas. Le bon côté de cette "aventure" : des amitiés consolidées…».

P.L.

(1) Ouvrage composé de matériaux (pierres de taille, moellons, briques, etc.) unis par un liant (mortier, plâtre, ciment, etc.) – (Larousse), ou de pierres sèches, sans liant.
(2) Les argiles ont un comportement variable selon leur teneur en eau : leur volume augmente lorsqu’elles s’humidifient (gonflement) et diminue lorsqu’elles s’assèchent (retrait).
(3) Rappelons à ce sujet l’action du Collectif des maisons fissurées, créé localement pour défendre les intérêts des propriétaires de ces maisons sinistrées – La Grenouille n°38 - Janvier 2018.

Un tirant qui nous veut du bien - Cour-ChevernyBibliographie
• Principes d’analyse scientifique, ministère des Affaires culturelles, Imprimerie nationale –1972 – BnF.
• Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, par Eugène Viollet-le-Duc, 1854-1868 / Wikisource.
• Guide de la réhabilitation avec l’acier à l’usage des architectes et des ingénieurs - Pierre Engel - CTICM Editeur – 2010 – BnF. • Charpenterie métallique - Menuiserie en fer & Serrurerie, vol. 1 de l’Encyclopédie des travaux publics. J. Denfer - Gauthier-Villars, Paris, 1894 – BnF.
• A.-C. d’Aviler : Dictionnaire d’architecture civile et hydraulique et des arts qui en dépendent. C.- A. Jombert (Paris), 1755.
• Combien ça porte ? - Les tirants métalliques anciens : www.combiencaporte.blogspot.com
• Art du serrurier. Par Duhamel du Monceau - Saillan et Nyon-Desaint - Paris 1767 - BnF. CCTP type de DCE de réparation ou de renforcement des ouvrages en maçonnerie - version 1.1 du 19 juin 2008 : www.piles.setra. equipement.gouv.fr Tirants

La Grenouille n°50 – Janvier 2021

Le château de Cheverny, un résumé de l'art de la première moitié du XVIIe siècle.

Dans ses numéros 30 et 31 de janvier et avril 2016, La Grenouille a évoqué la construction, en 1510 par Raoul Hurault, du premier château de Cheverny. Raoul Hurault tenait déjà, à l’époque, à marquer la puissance et le rang de la famille par un ensemble de bâtiments prestigieux. Son descendant Henri Hurault, qui a construit le château actuel, avait les mêmes ambitions. 

Rappel historique 
Les Hurault ont toujours été proches des grands du royaume, notamment depuis Philippe Hurault qui fut chancelier de France sous les règnes des rois Henri III et Henri IV. C’est lui qui cède, en 1595, à son fils Henri le domaine de Cheverny. Henri Hurault est né en 1575 et Cheverny a été érigé en comté quelques années après sa naissance. Il était général au gouvernement d’Orléans, gouverneur du pays chartrain et bailli du Blaisois. C’est avec l’aide de sa seconde épouse, Marguerite Gaillard de La Morinière, qu’il entreprendra la démolition du premier château et la construction du château actuel. Cette construction débute vraisemblablement en 1624 ou 1626 (la date n’est pas certaine) et durera plusieurs années. 

Le style Louis XIII 
Le château de Cheverny se caractérise par sa symétrie et sa sobriété. Il est composé de cinq pavillons dont deux grands pavillons de deux étages situés aux extrémités et dont la couverture est constituée d’un dôme à plan carré, ce qui représente une nouveauté pour l’époque. Les trois pavillons centraux sont couverts, eux, par des toitures « à la française ». 
Sa conception et son architecture font du château de Cheverny l’un des premiers exemples de l’architecture classique à la française de la première moitié du XVIIe siècle (style Louis XIII). 
Outre les dômes à plan carré, sont également caractéristiques de cette époque l’utilisation de la pierre de taille et les angles marqués par des bossages. S’il n’est peut-être pas le premier, Cheverny est contemporain d’autres réalisations prestigieuses de ce type et notamment du château de Richelieu (construit pour le Cardinal à partir de 1624), du palais du Luxembourg construit à partir de 1615 et surtout du nouveau palais du Louvre dont Louis XIII a posé la première pierre en 1624. 
L’architecte du château de Cheverny, Jacques Bougier dit « Boyer de Blois », a travaillé avec Salomon de Brosse à la construction du château de Blois et c’est Salomon de Brosse qui a entrepris pour Catherine de Médicis l’édification du Palais du Luxembourg. Le château de Richelieu, lui, a été construit par Jacques Lemercier qui a également été chargé par Louis XIII de la construction du nouveau Louvre (en commençant par le pavillon de l’horloge comme pavillon central). 
Toutes ces constructions ont donc été érigées à la même époque et, sans pouvoir affirmer que Jacques Lemercier a joué un rôle dans le choix des toitures, il est certain que Cheverny se trouvait sur le chemin entre Richelieu et Paris et qu’il a pu de ce fait jouer un rôle dans l’édification du château, de même que Salomon de Brosse. 

















Les dômes à plan carré 
L’un des points communs entre tous ces édifices construits dans la première moitié du XVIIe siècle sont les toitures en forme de dôme à plan carré. 
La Grenouille a eu accès aux combles de l’un des dômes et est en mesure de vous faire découvrir la charpente très particulière, de cette toiture atypique. 
Un dôme est la partie extérieure d’une voûte ou d’une coupole dont la forme est hémisphérique, ovoïde, bulbeuse ou même à pans coupés. Il est destiné à couvrir ainsi qu’à accentuer, à l’extérieur, une partie importante d’un édifice. Le dôme peut être un comble à pans, surbaissé ou carré, et peut affecter en outre la forme d’une demi-sphère ou d’un demisphéroïde. Son plan peut donc être carré, hexagonal, octogonal, circulaire ou elliptique. Il est rare de trouver des dômes dont l’intérieur ne soit pas disposé en coupole mais, en architecture, on donne aussi le nom de dôme à de hautes couvertures courbes reposant sur un plan carré, comme les dômes qui nous intéressent. Ce type de couverture présente une charpente relativement complexe mais La Grenouille est cependant en mesure de vous présenter un schéma qui complète les photographies prises et permet de mieux la visualiser. Pour une information complète, les deux dômes carrés mesurent 15 m de côté. 

Le Héron - La Grenouille n°36 - Juillet 2017

Sources : 
.Cosmovisions : www.cosmovisions.com/monuDome.htm
.Article de Guillaume Metayer : Florilèges Web journal culturel étudiant-rubrique patrimoine- : florilegeseclou.com 
.Famille Hurault : racineshistoire.free.fr  








Les insectes piqueurs et buveurs de sang...

Quel que soit le moment que vous choisissez pour profiter de la nature, une foule de petits animaux ailés vont vite vous accompagner. Vous êtes plein de « bon sang » alors, pourquoi ne pas en donner un peu ?
Il y a trois sortes de piqueurs : celui qui vous pompe le sang, celui qui vous pique pour se défendre et celui qui vous goûte.

Les buveurs de sang sont presque toujours des femelles : qu’il s’agisse des moustiques, des taons, des simulies (petites bêtes d’orage de 3 à 4 mm de long), des puces (c’est différent pour les tiques qui ne sont pas des insectes, 4 paires de pattes). Le matin et le soir sont favorables aux moustiques et aux simulies, les fortes chaleurs de l’après-midi attirent plutôt les taons et leur famille (les tabanidae). Grâce à leur bouche qui se transforme en aiguillon, les buveurs de sang ne consomment ce nectar que pour assurer la maturation de leurs oeufs grâce aux protéines de ce breuvage. Le reste du temps ils se nourrissent du sucre des fleurs. Les simulies nous laissent parfois une petite tache rouge après leur piqûre qui entraîne irritations, démangeaisons, oedèmes… C’est l’anticoagulant injecté par l’insecte qui nous irrite. Les simulies européens ne sont pas vectrices de maladies infectieuses comme c’est le cas dans les pays tropicaux. Il existe des centaines d’espèces de simulies.

Il y a aussi des insectes qui vous piquent pour se défendre, s’ils se sentent prisonniers ou pour protéger leurs colonies. Frelons, guêpes, abeilles ne sont pas agressifs si l’on reste loin de leur nid, ils sont même craintifs. L’abeille meurt après avoir piqué car son dard reste dans notre peau avec sa glande à venin. La guêpe est rapide et parfois voleuse autour de notre table pour attraper un morceau de nourriture pour ses petits. Le frelon se fait discret et évite l’homme. Néanmoins le frelon asiatique est plus agressif et plus venimeux. Chez les fourmis, certaines piquent, d’autres mordent : on évite de se coucher dessus durant la sieste.

Parfois, certains insectes nous piquent mais la douleur disparaît rapidement (il n’y a pas d’injection de leur part). Il s’agit d’un moyen de défense avec leur bouche pointue (punaises…) ou d’une bouche qui suce comme celle des mouches domestiques ou mouches d’étable souvent plus agaçantes que méchantes. N’oublions pas les puces de chats, de chiens, les puces de gazon qui peuvent nous harceler. Mais elles craignent tellement l’eau qu’une douche les fait disparaître de notre corps.

Une bonne tapette à mouches, un peu de fraîcheur dans la maison et on oublie ces méchantes agressions...

Le Grillon _ La Grenouille n°28 - Juillet 2015

Comme le temps passe...

Vous avez tous entendu sonner la cloche de la mairie de Cour-Cheverny aux heures et demi-heures...  La Grenouille s’est invitée dans les greniers  de la mairie et y a découvert la face cachée  de cette horloge d’édifice, objet magnifique qui  rythme la vie de la commune depuis plus d’un siècle.  

C’est en 1907 que le Conseil municipal commande cette horloge à M. Gabelle, horloger à Cour-Cheverny, pour un montant de 1 190   francs et la fait installer au fronton de la mairie (construite en 1878).  Cette horloge, fabriquée par l’entreprise Louis-Delphin Odobey, (célèbre famille de fabricants   d’horloges de père en fils), à Morez dans le Jura, est de type « horizontal », les axes des rouages étant placés dans un même plan « remontoir » horizontal. Les horloges de ce type sont techniquement remarquables du point de vue de leur conception et de leur exécution.
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On retrouve notre horloge dans le catalogue de l’époque « L.-D. Odobey sonnant les heures, répétitions et demies, remontage tous les 8 jours ». Et effectivement, chaque vendredi, un employé communal remonte cette pendule, comme vous pouvez le faire sur une horloge comtoise   de salon, sauf que là, les poids sont suspendus à deux câbles de 15 mètres de long environ,  qui descendent sous l’horloge, partent ensuite à l’horizontale par l’intermédiaire d’une poulie sur 6 mètres pour traverser le grenier, et descendent ensuite à la verticale dans un caisson pour arriver au niveau bas de la mairie. Le montage est impressionnant ! 

En passant devant la mairie, vous ne verrez plus le temps passer de la même façon... 


Le Triton - La Grenouille n°28 - Juillet 2015

De la Grenouille à la Fleur de Lys dans l'Univers Héraldique

Le monde gaulois et celte avait tendance à porter en totem des animaux divers : le sanglier par exemple. Le monde romain paraît s’en être tenu à des aigles. Le monde franc, par contre, portait comme enseigne des étendards. Les guerriers, eux, portaient en arme défensive, un bouclier, composé de deux couches de bois croisées et de cuir, ou de cuir sur des lattes, le tout assemblé. Si le guerrier était un grand chef, ou riche, on renforçait par des clous serrés et les forgerons s’efforçaient de reproduire, par exemple, la forme de la croix (dite du Languedoc) ou la forme d’un aigle... Les chefs des saliens (la lignée des mérovingiens était issue des peuples des Francs saliens) portaient un semis de têtes de clous, et leurs forgerons s’appliquaient à représenter quelque chose que nous ne comprenons plus, mais qui pouvait provenir des marais, puisque l’habitat salien primitif, ou une partie, aurait été à l’époque marécageux : il s’agissait d’une boule (la tête du clou) avec 3 languettes vers le haut, et trois plus petites vers le bas. Hypothèse, le crapaud ; autre hypothèse la fleur d’iris. Troisième hypothèse : art abstrait géométrique. Toutes aussi vraisemblables.

Le Père Ménétrier (jésuite du XVIIe s. auteur de « Le temple de la sagesse ouvert à tous les peuples») rappelle que les Francs primitifs portaient sur leurs enseignes un semis de crapauds (ou grenouilles).

Selon Henri Guenon (écrivain né à Blois le 15 novembre 1886), l’emblème porté sur les étendards de Clovis1er, roi chrétien mérovingien (466-511), n’était pas un crapaud mais une grenouille. La confusion est aisée mais pas gratuite. Le crapaud est essentiellement un symbole négatif (sa connotation péjorative est non seulement ancienne mais universelle puisque dans la Chine ancienne, il était censé représenter le gardien du séjour des morts). La grenouille, elle, symbolise, par ses métamorphoses, la démarche spirituelle vers la perfection, la résurrection et l’immortalité.

Une légende raconte qu’un ange apparut à Clovis pour changer l’emblème de la grenouille en fleur de Lys (on constate d’ailleurs que la figuration symbolique de la grenouille des mérovingiens ressemble beaucoup à la fleur de lys des capétiens) mais ce sont les capétiens qui prirent, bien plus tard, la fleur de lys comme symbole héraldique.

En tout cas, il est probable que les Mérovingiens utilisèrent l’emblème de la grenouille comme manifestation de leur certitude d’appartenir à la race immortelle des rois de France. (immortelle parce que le roi ne meurt jamais). La fleur de lys fut l’emblème héraldique de la France durant sept siècles.

La grenouille est aussi symbole de fécondité parce que les anciens croyaient (ou faisaient semblant de croire) qu’elles attiraient, par leurs chants, les pluies bienfaisantes.

On peignait donc des grenouilles sur la peau des tambours utilisés dans les cérémonies propitiatoires (qui ont pour objet de rendre propice). Par glissement symbolique, les tambours utilisés pendant les guerres portèrent également ces images de grenouilles comme symbole du cri des guerriers imité du tonnerre qui, souvent, accompagne la pluie.

La Fée des Marais - La Grenouille n°28 - Juillet 2015

Si je rêve de Ia Grenouille...

Les symboliques portées par la grenouille dans l’imaginaire populaire.
Comment ne pas se souvenir de la fable de La Fontaine « La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf » ? Elle finit par écla­ter, telle une baudruche trop gonflée. Les gre­nouilles sont très fécondes : elles symbolisent à la fois l’eau, la terre, la lune et la fertilité. Les premiers chrétiens la définissent emblématique­ment comme représentant la métamorphose, la création, la résurrection et l’initiation en référence à sa transformation de tétard en grenouille.
Rapportons-nous également à l’incontournable conte du prince ou de la princesse qui se trans­forme de l’état de grenouille en être humain après avoir subi des épreuves d’initiation.
C’est par rapport à ces éléments que l’on considère notre batracien, en matière ésoté­rique, comme porteur de symboles favorables et positifs qui s’appuient sur les croyances de nos Anciens.

L’approche divinatoire
Elle passe par le symbole de la fécondité allié à celui de la couleur verte qui vient en renforcer le sens. Ainsi, la grenouille représente les enfants promis aux couples mariés. Les commerçants, eux, y voient l’assurance de leur réussite finan­cière. Les amoureux inscriront leur avenir dans la fidélité. Pour ceux qui prennent la mer, leur voyage sera de bon augure. Les cultivateurs, agriculteurs et viticulteurs se voient promettre une excellente récolte...

Les vieilles superstitions
Ne sous-estimons pas les aspects négatifs de la grenouille relatifs à sa féminité. Ils en reprenaient les défauts (supposés) que l’on attribuaient aux femmes, colporteuses de ca­lomnies, de bavardages et de commérages... Il faut oublier ces superstitions...

L’approche psychologique
La grenouille représente la forme la plus ins­tinctive et passive de la Psyché, les contenus les plus archaïques de l’inconscient. On la rat­tache, à cause de sa transformation de tétard en grenouille, à une période de transition, une étape passagère.
La grenouille s’exprime aussi par l’Art.Toutes ses interprétations nous ont été indiquées par nos Anciens, de sources arabe, égyp­tienne, hébraïque, assyrienne, babylonnienne, grecque, médiévale et de La Renaissance. L’analyse psychologique du contenu onirique provient de Freud, Jung, Adler...
Les causes psychiques sont liées aux milieux ambiants tirés de sources chinoises, indoues et grecques.

On ne tue pas le rêve
Il ne faut pas négliger le rêve, si on arrive à s’en souvenir, qui nous fait songer à la grenouille...


La Fée des Marais - La Grenouille n°27 - Avril 2015

Regard sur le Tilleul

Le « Tilleul des familles» du château de Cheverny 

Le tilleul des familles,
dans le parc du château de Cheverny
En parcourant le parc du château de Cheverny (dans la partie visitée, à droite en descendant vers la pièce d’eau) on ne peut pas manquer ce tilleul remarquable dont les branches gigantesques s’étalent pour certaines sur le sol (l’une d’elle enjambe même une allée), telle une araignée géante. Il est difficile de donner un âge à ce tilleul car son tronc principal a disparu – le milieu de l’arbre est creux – et les branches qui partent du sol sont en réalité des rejets. Compte tenu des dimensions très importantes de ces rejets, il est certain que cet arbre est très ancien (300, 400 ans ou plus ?). Une autre particularité de cet arbre, c’est son nom : ses propriétaires lui ont donné le nom de « tilleul des familles » car, avec ses sept branches maîtresses (il y avait sept rejets principaux, mais l’un d’eux a disparu et son emplacement est encore visible), il est sensé représenter l’arbre généalogique de la famille Hurault ! En effet l’arbre généalogique de la famille comporte sept branches principales : Hurault de Vibraye, dont le premier ancêtre était Philippe Hurault décédé avant 1352 et seigneur de Saint-Denis-sur-Loire (achat vers 1340) ; de Belesbat ; de Veuil ; de Chérigny ; de Saint-Denis ; de l’Hôpital ; de Cheverny. 
À malin, malin et demi : une anecdote (à moins que ce soit une légende) m’a été rapportée concernant ce tilleul : à l’époque (lointaine) où la chasse se pratiquait dans le parc du château, un chevreuil disparaissait régulièrement à la vue des chasseurs entre le château et la pièce d’eau, les chiens perdant également sa trace. Intrigué, le piqueux décida de surveiller cette partie du parc et, quelle ne fut pas sa surprise, de voir l’animal se cacher entre les gros rejets, dans le creux laissé par le tronc disparu. 
Maintenant, lorsque vous vous trouverez devant ce tilleul, vous le regarderez différemment. 

Le Héron - La Grenouille n° 24 - Juillet 2014

Le tilleul, un arbre plein de douceur aux feuilles en forme de coeur 
Un tilleul peut vivre de 800 à 1000 ans. Après 70 ans, il ne s’élève plus beaucoup, sa hauteur maximum est de 30 à 40 mètres et son diamètre peut atteindre 3 mètres. On distingue surtout deux variétés de tilleuls : l’une à petites feuilles dite « tilleul des bois » (cordata) et l’autre, à grandes feuilles, appelée « tilleul à larges feuilles » (platyphillos). Le houppier (la couronne de l’arbre) du tilleul à grandes feuilles est plus dense que celui du tilleul à petites feuilles. Sur les feuilles du tilleul vous avez sûrement déjà remarqué des formes de petites cornes rouges qui sont provoquées par les piqûres d’acariens (galles de phytoptus). Les feuilles de tilleuls se décomposent rapidement et stimulent l’activité biologique du sol. Son bois est léger et surtout apprécié par les sculpteurs (personnages, touches de piano, crayons…). La partie interne de l’écorce est très fibreuse, autrefois des cordages étaient réalisés avec celle-ci (cordes de puits et amarres de bateaux : très durables). Les écureuils savent très bien effiler l’écorce pour faire leur nid. C’est son écorce très utile dans le passé qui a donné son nom au tilleul (tillia en latin). La tisane de fleurs combat la tension nerveuse, elle est une alternative intéressante aux somnifères. 

Les fleurs groupées en petits bouquets de 3 ou 4 sont pendantes et soudées à une bractée. Lors de la cueillette, pour avoir un maximum de parfum, une ou deux fleurs sur 3 seulement doivent être ouvertes. Les fleurs sont séchées une semaine à l’ombre dans un grenier sec et aéré, il faut les étendre et les brasser régulièrement (échauffement). La substance produisant cette senteur s’appelle le famésol. Le tilleul est l’arbre des abeilles et des pucerons. Très mellifères, les abeilles adorent son nectar mais aussi le miellat que produisent les pucerons. Les abeilles, insectes suceurs, sont friandes de ce doux produit tartiné sur la surface des feuilles, brillant et collant sous le soleil d’été, qui a transité par le tube digestif des pucerons avant d’être déposé sur les feuilles. Miellat et nectar se retrouvent ainsi ensemble dans le pot de miel, possédant les mêmes propriétés calmantes que la tisane de fleurs. 
Le coeur symbolique viendrait de la forme de la feuille du tilleul. « Pour peu que des époux séjournent sous leur ombre, ils s’aiment jusqu’au bout malgré l’effort des ans » (Jean de la Fontaine). 
Connaissez-vous le dicton : « Si le coucou chante la première fois quand le tilleul est défeuillé, l’été sera froid, si l’arbre est vert il sera chaud »
Le tilleul des Huards
à Cour-Cheverny
Ses fleurs embaument puissamment les soirées d’été et dispersent une ombre agréable aux assemblées. Un tilleul remarquable de plusieurs siècles est à observer de la route (route des Huards) chez M. Monroe, mais aussi au camping de Cour-Cheverny près de notre petite rivière, un alignement de tilleuls argentés vous feront profiter de leur parfum et de leur ombrage pour votre partie de pétanque. 
Dans le parc du château de Cheverny, « le tilleul des Familles » a, lui aussi, traversé les siècles avec ses grandes branches qui effleurent le sol tels de grands bras qui vous accueillent. Sans oublier bien sûr le Tilleul des 3 communes, bien connu de tous, aux confins des communes de Cormeray, Cellettes et Cheverny (voie de la Tallonerie). 

Le Grillon - La Grenouille n° 24 - Juillet 2014

La Tuilerie Laleu en action

Comme toutes les tuileries, elle est située près de forêts, sur un terrain en pente, à proximité de terre argileuse, d’un puits, d’un séchoir et de hangars pour travailler la terre. La préparation de la terre débute au printemps et cesse aux premières gelées.

L’argile extraite est portée dans les fosses (1) sous le hangar et additionnée d’eau, parfois de sable, pour devenir une pâte épaisse. Le « marcheur (2) » la pétrit avec les pieds, la coupe plusieurs fois avec un lourd couteau (un coutre), la malaxe et enfin la jette par pelletées sur une table pour le mouleur (3). Sur son établi, le mouleur étend du sable et trempe son moule dans l’eau pour prévenir l’adhérence de la terre. Avec force, il jette la terre dans le moule et la frappe pour bien la faire pénétrer dans les angles. Pendant les premiers jours de séchage, les briques se déforment ou se fendent, obligeant le tuilier à redonner la forme initiale (rebattage).
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Pendant plusieurs mois, les briques sont stockées dans un séchoir (4). C’est un bâtiment constitué d’une charpente avec un toit en tuiles espacées (5) pour favoriser la circulation de l’air et l’évaporation de l’eau contenue dans les produits en terre crue. Les murs ont de nombreuses ouvertures comme des meurtrières (6) (des lucarneaux).

La cheminée du four
Le four (7) est formé de murailles d’au moins un mètre d’épaisseur, de deux portes pour le chargement des briques (8), d’une fournaise (9) en contre-bas du sol (environ 1 m) où sont introduits les fagots lors de la cuisson. Les produits en argile (mitres, tuyaux de drainage, bardeaux, carreaux, tuiles, briques…) étant bien secs, on effectue alors l’enfournement. Au sol, deux banquettes sur lesquelles l’enfourneur construit des voûtes de briques crues. Sur celles-ci sont posées des tonnes de briques sur champs avec un intervalle de quelques centimètres pour que la chaleur circule. On enfourne d’abord par la porte de la fournaise, puis par la porte latérale la plus basse qu’on bouche ensuite (généralement de deux murs parallèles de briques cuites scellées à l’argile dont l’espace est rempli de sable). La fin de l’enfournement se fait par la porte supérieure que l’on obstrue également quand le four est plein.
La cuisson s’effectue en deux temps : le petit feu et le grand feu. Le petit feu sèche complètement la brique et l’empêche de se fendre. Il dure quatre jours et consomme de 14 à 16 stères de bois. Le grand feu dure aussi environ 4 jours et s’alimente exclusivement de bourrées* (3 à 4 000). Le chargement ne doit pas ralentir, 24 h sur 24, et atteint une température de près de 1 000°C. Une flamme sort de la cheminée du four. Il faut une semaine de refroidissement avant de décharger le four.

* bourrée : fagot de menues branches. Plus particlièremen, menues branches dont on bourrait l'intérieur du fagot


Dans le n° 19 de La Grenouille, nous avions évoqué la souscription organisée par l’association HDBR et la Fondation du Patrimoine, destinée à restaurer le Four à briques de l’ancienne tuilerie Laleu (rue Denet) à Cour-Cheverny (voir détails ici)
Grâce à l’aide des donateurs, le vieux four à briques, âgé de deux siècles, va être consolidé et mis en valeur. Les travaux commenceront fin avril. Vous serez conviés à une visite du monument, lors des travaux, à une date qui vous sera précisée ultérieurement.

Le Grillon – La Grenouille n° 23 Avril 2014

Tours anti-gel à Cheverny

« La Grenouille » a assisté récemment à l’installation de deux tours antigel  sur deux domaines viticoles de Cheverny, à proximité du carrefour  des Lombardes. 
Que sont donc ces étranges appareils ?...

La tour ressemble à une petite éolienne (elle fait tout de même 10,5 m de  haut, avec une hélice de 6 m). En fait c’est une machine à faire du vent,  ou plus exactement « à brasser de l’air »…, mais dans le cas présent, cela  signifie « être efficace » !  
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Le principe : pendant la journée, le soleil chauffe la surface du sol et les  plantes ; l’air chaud monte et crée un réservoir d’énergie sur une hauteur  de 10 à 25 m. La nuit, l’air au sol devient plus froid et l’hélice de la tour  anti-gel, propulsée par un moteur alimenté au gaz, se déclenche automatiquement  (le viticulteur n’a pas à intervenir et peut dormir tranquille…) à  une température extérieure programmée ; l’inclinaison de l’hélice permet de  créer un mouvement qui rabat l’air chaud vers le sol et fait ainsi remonter  la température de quelques degrés ; ainsi la saison peut-être sauvée en  évitant l’effet dévastateur du gel à certaines périodes : parfois, quelques  heures de gel peuvent être fatales à la future récolte (vigne, arbres fruitiers,  etc.). 
L’hélice pivote en continu sur l’axe vertical de la tour, permettant ainsi  de protéger une surface de plus 7 hectares.  Ces tours constituent une protection très efficace contre le gel, et remplacent  d’autres moyens devenus obsolètes comme les chaufferettes, ou les «  bougies » (de vraies bougies, mais de 50 cm de diamètre…) utilisés jusqu’à  présent, mais peu performants et demandant beaucoup de main d’oeuvre.  
Au printemps, ces tours peuvent également être utilisées pour favoriser la  pollenisation des arbres fruitiers. 

Dans notre département, c’est la CUMA  (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole)  PROTECGEL basée à Noyers-sur-Cher qui a  initié cette politique de protection anti gel auprès des viticulteurs et autres  exploitants agricoles du Loir-et-Cher.  

Ces tours, de fabrication américaine (il n’y a pas de produit français équivalent),  sont commercialisées et installées par la société FILEXTRA dont  le siège est à Cheverny ; depuis une quinzaine d’années, cette entreprise  en a installé de nombreuses en France, notamment en vallée du Cher,  dans le Bordelais et dans la vallée du Rhône, dans des domaines viticoles  ou fruitiers.  

Si La Grenouille a froid, elle saura où aller se réchauffer…. 


Le Triton  - La Grenouille n° 23 – Avril 2014

Le Têteau de La Touche

Prenez la rue de la Touche, à Cour-Cheverny, et montez vers la Voie de Trubert. En bord de route, esseulé, un beau chêne pédonculé de multiples fois taillé à trois mètres de hauteur dresse sa silhouette ramassée. Il est l’ultime témoin local d’une activité ancestrale qui a profondément marqué les paysages, l’économie, mais aussi l’imaginaire des sociétés rurales durant des millénaires. 

Le tic-tac des horloges et le régulateur du château

Pour Charles Antoine et Constance de Vibraye, propriétaires du château de Cheverny, ce qui fait qu’un château est vivant c’est, d’une part, le tic-tac des horloges et, d’autre part, les fleurs que l’on y trouve. 

La chapelle du château de Cheverny

Entrer dans le local du bélier hydraulique ou dans le colombier du château est relativement facile pour une grenouille, mais parvenir au second étage du château (où se trouve la chapelle), c’est plus difficile, la visite étant, en effet interdite aux grenouilles et plus largement au public ! Heureusement ma petite taille m’a permis de me faufiler sans me faire remarquer et je parvins ensuite facilement jusqu’aux étages.

La chaux - 1

L’enduit à la chaux se prête magistralement à la restauration, en intérieur et extérieur, de vieilles maisons ou de bâtiments publics et notamment les églises. Les soubassements de l’église de Cheverny ont notamment été restaurés à la chaux.


La chaux - 2

Suite de l’article paru dans La Grenouille n°10
Après nous avoir fait découvrir les différentes sortes de chaux et décrit les différents mélanges et composants, Axel Fontaine développe, dans cette deuxième partie, des applications pratiques.

Les pépinières de vigne

"Savez vous planter les choux ?… à la mode, à la mode…". Nous connaissons tous cette chanson enfantine…MAIS, savez vous planter la vigne ? (à la mode de Cheverny bien sûr !).

Le bélier du château de Cheverny

Connaissez vous la date à laquelle l’eau courante a été installée au Château de Cheverny et par quel procédé ? 

Le colombier du château de Cheverny

Le colombier que nous pouvons encore voir au château de Cheverny a été construit au 16ème siècle,